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Chopard — Chopard Happy Sport The First : le retour aux origines

Chopard Happy Sport The First : le retour aux origines

ChopardPublié 2 min de lecture

Image : robbreport.com

L’avis du Remontoir

Cette apparition compte moins pour le tapis rouge que pour le modèle choisi : Chopard remet au premier plan la Happy Sport dans sa forme fondatrice, celle qui associait en 1993 l’acier aux diamants mobiles. La réédition ne cherche donc pas à moderniser le concept par une complication ou un nouveau calibre ; elle parie sur la précision d’un retour aux proportions et au geste qui ont défini la collection.

La Happy Sport The First reprend le boîtier de 26 mm en Lucent Steel, l’acier recyclé développé par Chopard, et ses cinq diamants libres entre deux glaces saphir. Le choix d’un mouvement à quartz — indiqué par Chopard pour cette version — est cohérent avec l’objet : ici, l’intérêt horloger réside dans la construction du cadran et dans la mobilité contrôlée des pierres, pas dans une démonstration mécanique. À 6 660 dollars annoncés, elle se situe dans une zone où le prix rémunère surtout le matériau, le sertissage et la signature historique du dessin.

Le rappel de 1993 est particulièrement concret : Chopard présente alors la Happy Sport comme la première montre à réunir acier et diamants, avec ces pierres capables de se déplacer librement au-dessus du cadran. La version de 26 mm conserve cette idée dans un format nettement plus compact que les 33 mm également proposés par la maison, tandis que la boutique Chopard affiche actuellement la déclinaison 26 mm en Lucent Steel à 6 330 euros. L’écart entre ce tarif européen et le prix de 6 660 dollars rapporté à Los Angeles tient au marché considéré, mais confirme une pièce positionnée comme une réédition accessible de l’icône, non comme une édition joaillière rare.

Le poignet de Tom Rhys Harries donne à cette montre une visibilité nouvelle, mais il ne change pas sa nature. La Happy Sport reste une pièce reconnaissable à un mécanisme visuel très particulier : les diamants ne sont pas fixés sur le cadran, ils y circulent et accrochent la lumière au gré du mouvement. Pour le passionné, l’intérêt de l’actualité tient précisément à cette fidélité : Chopard remet en circulation l’élément qui a fait de la Happy Sport une référence identifiable au premier regard, sans le diluer dans une surenchère technique.

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