
Chopard L.U.C Full Strike 'Día de los Muertos' Is A Celebration Of… – MrWatchMasterImage : mrwatchmaster.com
L’avis du Remontoir
Cette treizième L.U.C Full Strike consacrée au Día de los Muertos compte moins par son exotisme visuel que par la manière dont Chopard pousse une répétition minutes déjà singulière vers le territoire de l’artisanat décoratif. La calavera en marqueterie de paille et de coquille d’œuf ne sert pas de simple motif : elle transforme le cadran en surface d’exécution, tout en laissant au calibre 08.01-L la responsabilité de justifier le statut haute horlogerie de la pièce.
La référence 161947-5007 reprend le principe fondateur de la Full Strike lancée en 2016 : les timbres en saphir sont intégrés à la glace et frappés directement par les marteaux, une architecture destinée à favoriser la transmission du son. Cette complication a valu à la collection le Grand Prix de l’Aiguille d’Or en 2017, distinction qui replace cette pièce unique dans une lignée technique précise plutôt que dans celle des séries décoratives produites à l’occasion d’une fête calendaire.
Le contraste entre la mécanique et le cadran est particulièrement marqué. Le boîtier de 42,5 mm en or rose éthique 18 carats offre le volume nécessaire à une répétition minutes à remontage manuel, tandis que la marqueterie assemble des matériaux fragiles pour composer une calavera. Chopard prolonge ainsi un rendez-vous annuel — la maison crée depuis plusieurs années une L.U.C dédiée au Día de los Muertos — en faisant varier le langage décoratif sans abandonner le mouvement qui donne son identité à la montre.
Le prix n’est pas communiqué et la montre est annoncée comme une pièce unique. Cette absence de tarif public est cohérente avec un objet dont la valeur dépend autant du travail manuel du cadran que de la complication, mais elle limite aussi sa lisibilité commerciale : contrairement aux éditions limitées dont le nombre fixe immédiatement la rareté, cette Full Strike se définit d’abord par l’exécution singulière de son exemplaire.
Pour le passionné, l’intérêt réel se trouve donc dans cette tension maîtrisée : Chopard ne remplace pas la haute complication par un habillage culturel, elle utilise la pièce unique pour montrer jusqu’où le décor peut s’aventurer autour d’un mécanisme déjà techniquement identifiable. La calavera attire le regard ; les timbres en saphir et le calibre 08.01-L sont ce qui donne à cette treizième interprétation sa raison d’être horlogère.
Chez Chopard
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