Le Remontoir
Audemars Piguet Royal Oak Selfwinding Chronograph Serena Williams Serena  Gets Her Royal Oak

Audemars Piguet · publié 17.09 · 3 min de lecture

Audemars Piguet 2026 : deux lancements, deux signaux

Audemars Piguet Royal Oak Selfwinding Chronograph Serena Williams Serena Gets Her Royal OakImage : hourstriker.com

L’avis du Remontoir

Pour Le Remontoir, l’enjeu n’est pas de voir Audemars Piguet “sortir des nouveautés”, mais de constater comment la marque utilise 2026 pour resserrer son discours autour de deux axes très lisibles : l’icône Royal Oak, recalibrée pour un chronographe plus compact, et l’Offshore, réaffirmée comme terrain d’expérimentation technique. Le premier dit quelque chose de la stratégie produit : AP ne se contente plus d’empiler des déclinaisons, elle travaille la légitimité du format 38 mm sur une pièce centrale de son catalogue. Le second rappelle que l’Offshore reste la vitrine où la maison pousse le contraste entre matériaux et architecture, sans chercher à la rendre consensuelle.

Le vrai signal, pour un amateur de haute horlogerie, tient dans la manière dont Audemars Piguet donne du relief à sa collection la plus visible plutôt que de lancer une énième complication abstraite. La Royal Oak Chronograph « Serena Williams » est annoncée comme une édition limitée à 500 exemplaires et associe une boîte en céramique blanche à un cadran en nacre teintée rose, avec une disponibilité exclusive chez Audemars Piguet selon la presse francophone qui a relayé la sortie. Ce positionnement n’a rien d’anecdotique : il transforme une Royal Oak déjà ultra-identifiable en objet de récit, en liant le dessin à une collaboration directement pensée avec Serena Williams plutôt qu’à un simple habillage commémoratif.

À l’autre bout du spectre, le Royal Oak Offshore Flying Tourbillon Chronograph 43 mm confirme que la ligne Offshore sert toujours de laboratoire de matières avant d’être un exercice de style. La combinaison annoncée d’une lunette en céramique noire, d’éléments en titane et d’une carrure en carbone CFT avec touches rouges ne vise pas la discrétion, mais la lisibilité immédiate d’une montre pensée pour montrer sa construction autant que son allure. Pour Le Remontoir, c’est précisément là que la pièce devient intéressante : AP ne cherche pas à adoucir l’Offshore, elle assume au contraire son rôle de chronographe spectaculaire, presque démonstratif.

Ce duo raconte aussi quelque chose du marché visé par la maison en 2026. D’un côté, la Royal Oak 38 mm à l’habillage plus raffiné élargit l’argument de désirabilité au-delà du gabarit historique des chronographes sportifs ; de l’autre, l’Offshore Flying Tourbillon Chronograph garde la clientèle qui attend d’Audemars Piguet une présence technique immédiatement identifiable. En clair, AP ne parle pas à deux publics différents avec deux montres sans lien : elle fait cohabiter une Royal Oak plus fine, plus habillée dans son effet, et une Offshore qui assume le statut de pièce manifeste.

Chez Audemars Piguet

Toute la maison

8H30 · CHAQUE MATIN