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Seiko — Seiko Panda : deux chronographes limités à 590 €

Seiko Panda : deux chronographes limités à 590 €

SeikoPublié 3 min de lecture

Image : stuff.tv

L’avis du Remontoir

L’intérêt de ces deux Seiko ne tient pas à leur complication, mais à la manière dont la marque transforme un exercice de design en produit parfaitement lisible. Le projet « Pandagraph », présenté sous forme de concept en 2024, arrive ici en série limitée avec un prix européen de 590 € : une façon très concrète pour Seiko de tester jusqu’où l’humour graphique peut entrer dans une collection commerciale sans masquer la mécanique. Pour un passionné, le vrai sujet est donc moins le panda que cette passerelle assumée entre concept watch et quartz de production.

Le cahier des charges est volontairement décalé, mais pas improvisé. Les références HHK001 et HHK002 reprennent un cadran noir et blanc pour la première, rose et noir pour la seconde, avec des compteurs évoquant les yeux, des poussoirs dessinés comme des oreilles et des aiguilles inspirées des feuilles de bambou. La série reste toutefois strictement encadrée : 3 000 exemplaires pour la version blanche et 2 000 pour la rose, soit 5 000 pièces au total, sans numérotation individuelle. Cette répartition donne à l’édition limitée une réalité commerciale précise, plutôt qu’un simple habillage de nouveauté.

Le « SASAMETER » est le détail qui fait tenir le concept sur le cadran. Seiko remplace l’échelle tachymétrique traditionnelle par une graduation liée au sasa, le bambou japonais, calibrée jusqu’à 30 km/h — la vitesse maximale théorique attribuée au panda par la marque. L’idée est absurde au sens littéral, mais horlogèrement cohérente : une échelle normalement dédiée à la vitesse automobile devient ici un élément narratif directement intégré à l’identité de la montre, au lieu de rester un décor de chronographe interchangeable.

Derrière cette mise en scène, le calibre 8T61 est un chronographe à quartz annoncé à ±15 secondes par mois, capable de mesurer au 1/5 de seconde sur une durée maximale de 60 minutes. Le boîtier en acier de 43 mm affiche 14,6 mm d’épaisseur, reçoit un verre Hardlex et une étanchéité de 3 bar. Ces données replacent immédiatement les deux modèles dans leur catégorie : ce ne sont pas des chronographes de haute horlogerie, mais des objets de design Seiko où la précision régulière du quartz sert une proposition visuelle beaucoup plus expressive que le prix ne le laisse attendre.

Les précommandes ouvrent le 6 octobre 2026, avant une disponibilité mondiale annoncée à partir de novembre dans les boutiques Seiko et chez certains détaillants. À 590 € en Europe, la marque ne vend donc pas une exclusivité technique : elle facture une exécution industrielle limitée, un design signé par le Power Design Project et une idée suffisamment identifiable pour exister au-delà d’un cadran panda classique. C’est précisément ce positionnement qui rend ces deux références intéressantes : Seiko assume ici que le quartz peut être le support d’un véritable parti pris de collection, et pas seulement l’option économique d’un chronographe mécanique.

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