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Rolex 31 mm : la hausse qui change le marché secondaire

RolexPublié 3 min de lecture

L’avis du Remontoir

La hausse des petits diamètres Rolex n’est pas un simple rattrapage esthétique : elle remet en cause la hiérarchie récente du marché secondaire, qui privilégiait mécaniquement les boîtiers de 36 et 41 mm ainsi que les références sportives. Entre décembre 2025 et mai 2026, la Datejust 31 réf. 6827 a vu sa valeur moyenne de transaction progresser de 68,4 %, tandis que quatre références Lady-Datejust figuraient également parmi les dix Rolex les plus performantes. Pour un passionné, le signal est précis : le diamètre redevient un facteur de lecture de la cote, et non plus seulement une question de morphologie ou de style.

Le cas le plus spectaculaire est celui de la Datejust 31 réf. 6827, dont la valeur moyenne a bondi de 68,4 % sur la période étudiée. La progression ne se limite toutefois pas à une référence isolée : les Lady-Datejust 6917 et 179174 ont gagné respectivement 38,6 % et 32,2 %, tandis que les 69173 et 69178 progressaient de 26,7 % et 25,3 %. Cette concentration des hausses dans une même famille Rolex donne davantage de poids au phénomène qu’un simple mouvement spéculatif sur une pièce rare.

Le marché ne valorise donc pas indistinctement les « petites Rolex ». Il distingue des générations et des configurations identifiables : la 6827 appartient à la Datejust 31, tandis que les références 6917, 69173 et 69178 renvoient à des Lady-Datejust de production antérieure, souvent recherchées pour leurs cadrans, leurs proportions et leurs combinaisons acier-or. Les annonces actuellement visibles en France illustrent cette amplitude : une Datejust 31 contemporaine se situe autour de 9 000 € en acier à lunette lisse, tandis que les versions à lunette cannelée, serties ou bicolores peuvent dépasser 12 000 €, voire 20 000 € selon la configuration.

Cette dispersion explique pourquoi la progression ne doit pas être lue comme une revalorisation uniforme du segment féminin ou des diamètres inférieurs à 36 mm. Elle récompense surtout des références dont l’identité est immédiatement lisible dans le catalogue Rolex : date, lunette cannelée ou combinaison Rolesor pour les modèles récents ; patine, cadran et état de conservation pour les pièces plus anciennes. La cote se déplace ainsi vers le détail de référence, alors que le diamètre seul ne suffit pas à justifier un prix.

Le point important pour l’acheteur est la comparaison avec les niveaux d’entrée du marché. Les Datejust vintage en bon état peuvent encore se trouver autour de 4 000 à 5 000 €, quand les exemplaires récents de 31 mm se négocient plutôt autour de 8 000 à 9 000 € dans les estimations disponibles. L’écart entre une petite Rolex abordable et une petite Rolex devenue recherchée ne se mesure donc pas en millimètres, mais dans la combinaison exacte entre référence, matière, cadran, état et historique. C’est précisément ce que les chiffres de 2026 rendent visible.

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