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LeRemontoir

Vol d’une Patek Philippe Nautilus à Forte dei Marmi

Patek PhilippePublié 2 min de lecture

L’avis du Remontoir

Cette affaire compte moins pour son scénario de poursuite que pour ce qu’elle révèle du risque propre aux pièces Patek Philippe très visibles sur un poignet. Le modèle identifié est un Nautilus estimé à environ 100 000 euros : une montre suffisamment liquide et reconnaissable pour transformer une sortie de restaurant à Forte dei Marmi en opération ciblée, et non en simple vol opportuniste. Pour le passionné, le point décisif est ailleurs : la valeur de marché d’une Nautilus dépasse désormais largement son prix d’achat théorique comme objet portable, au point de modifier concrètement la manière de la porter et de la conserver.

Le vol s’est produit le 26 septembre 2026, vers 13 heures, près du restaurant Lorenzo. La victime, un touriste polonais de 56 ans, aurait été approchée par un homme qui lui a arraché la montre du poignet avant de rejoindre un complice dans une voiture. Les informations publiées par la presse italienne identifient la pièce comme une Patek Philippe Nautilus, sans préciser sa référence ni son métal : impossible, à ce stade, de déduire s’il s’agissait d’une 5711, d’une 5811 ou d’une autre déclinaison de la collection.

La suite donne à cette affaire une portée plus concrète pour le marché secondaire : la montre a été retrouvée rapidement, dissimulée dans les sous-vêtements de l’un des suspects, puis rendue à son propriétaire. Les deux hommes, d’origine maghrébine et porteurs de documents présentés comme français mais considérés comme faux, ont été arrêtés à Torre del Lago après une fuite depuis Forte dei Marmi ; la voiture a été impliquée dans des collisions et l’interpellation a donné lieu à une violente échauffourée, au cours de laquelle deux policiers ont été blessés.

Ce n’est pas un incident isolé dans la station toscane. En juillet 2024, les carabiniers avaient relié au moins sept vols de montres de luxe commis à Forte dei Marmi, Marina di Pietrasanta et Santa Margherita Ligure, pour un montant total évalué à environ 400 000 euros ; trois suspects avaient été arrêtés, dont deux retrouvés en France et en Espagne grâce à la coopération policière. Le nouveau cas ne prouve pas à lui seul l’existence d’un réseau identique, mais il confirme une constante locale : dans cette partie de la Versilia, la Nautilus n’est pas seulement une montre recherchée par les collectionneurs, c’est aussi une valeur immédiatement identifiable par les voleurs.

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