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Longines League of Nations : l’enjeu de la finale 2026

LonginesPublié 2 min de lecture

L’avis du Remontoir

La finale barcelonaise ne vaut pas seulement pour le résultat sportif : elle expose la manière dont Longines transforme le saut d’obstacles par équipes en propriété mondiale, avec un calendrier, une hiérarchie et une dotation conçus comme ceux d’un championnat. Pour un passionné d’horlogerie, l’enjeu est donc moins de voir une montre au poignet d’un cavalier que d’observer une marque suisse installer sa légitimité dans un spectacle dont elle maîtrise désormais le temps, le nom et le récit.

La France arrive avec un avantage concret, mais pas avec un titre acquis : elle a remporté deux des quatre étapes qualificatives, à Abou Dhabi puis à Saint-Tropez-Gassin, et termine en tête du classement général. La victoire française à domicile s’est jouée avec seulement quatre points de pénalité, notamment grâce aux parcours sans faute d’Antoine Ermann et de Julien Épaillard. À Barcelone, les compteurs sont toutefois remis à zéro : le classement de la saison sert à sélectionner les finalistes, pas à leur offrir une avance dans l’épreuve décisive.

Ce format donne à Longines une architecture commerciale plus lisible qu’un simple partenariat de concours. La saison 2026 repose sur quatre rendez-vous qualificatifs — Abou Dhabi, Ocala, Rotterdam et Saint-Tropez-Gassin — avant une finale au Real Club de Polo de Barcelone, du 1er au 4 octobre. Chaque étape qualificative est annoncée avec une dotation de 700 000 euros, tandis que la finale concentre 1,6 million d’euros et des primes supplémentaires : la marque associe ainsi son nom à une série identifiable, et non à une succession de compétitions disparates.

La présence de Julien Épaillard renforce cette lecture : le Normand ne représente pas une présence française interchangeable, mais l’un des quatre cavaliers retenus après une saison où la France s’est imposée comme la seule nation à avoir gagné deux manches. Avec lui, la sélection réunit notamment Antoine Ermann, Olivier Perreau, Nicolas Sers et Kevin Staut. Pour Longines, cette densité de figures françaises permet de faire coïncider l’ancrage historique de la maison dans l’équitation avec une compétition récente, encore en phase d’installation, mais déjà structurée comme un circuit international.

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