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Laureato 42mm Williams Edition – Automatic Steel Watch with Blue Dial and  Stainless Steel Bracelet, Featuring Self-Winding GP01800 Movement, 100m  Water Resistance, and Williams F1 Collaboration Design

Girard-Perregaux Laureato Williams : la F1 sans la rareté

Girard-PerregauxPublié 4 min de lecture

Laureato 42mm Williams Edition – Automatic Steel Watch with Blue Dial and Stainless Steel Bracelet, Featuring Self-Winding GP01800 Movement, 100m Water Resistance, and Williams F1 Collaboration DesignImage : girard-perregaux.com

L’avis du Remontoir

Girard-Perregaux ne signe pas ici un énième « déco racing » plaqué sur une Laureato, mais clarifie la place de la collection dans son catalogue : avec ces deux Laureato Williams Edition, non limitées, la maison assume une Laureato sportive, industrialisée et vendue en série, adossée à un partenaire F1 au pedigree historique plutôt qu’à une écurie en haut de grille. Pour un passionné, l’enjeu n’est donc pas l’objet rare, mais la trajectoire de la Laureato : plus ancrée dans l’univers des sports mécaniques, plus visible, et potentiellement moins confidentielle qu’elle ne l’a été depuis sa relance.

Le point réellement structurant de ces Williams Edition tient à leur statut : contrairement à nombre de collaborations horlogerie–F1, ces deux Laureato de 42 mm ne sont pas annoncées comme des séries limitées, mais intégrées au catalogue régulier, avec une disponibilité immédiate sur le site de Girard-Perregaux. Cela signifie que la marque ne joue pas la carte du coup ponctuel pour collectionneur opportuniste, mais celle d’un pilier de gamme dédié à la collaboration avec Williams, au même titre qu’un coloris ou une complication pérenne. Pour un modèle longtemps resté la « troisième voie » du sport-chic en acier, derrière les géants plus médiatisés, c’est un choix stratégique qui cherche à inscrire la Laureato dans le paysage des montres de course sur le long terme, sans la pression artificielle de la rareté.

Côté design, Girard-Perregaux ne renie rien de l’ADN Laureato – boîtier et bracelet intégrés en acier, diamètre de 42 mm, lunette octogonale – mais utilise le partenariat Williams pour faire évoluer le langage de la montre dans un registre plus explicite. Les cadrans bleus à motif Clous de Paris, inspirés de la monoplace Williams 2026, sont agrémentés de touches rouges évoquant le liseré du team et d’un « W » discret à midi, détails qui ancrent la Laureato dans un univers F1 sans basculer dans l’objet promotionnel. Pour l’œil exercé, ce n’est plus seulement une Laureato bleue de plus : c’est une lecture plus nerveuse du thème sport-chic, qui rapproche la montre de la piste tout en conservant la structure architecturale qui fait la spécificité du modèle depuis 1975.

Techniquement, Girard-Perregaux ne cherche pas à impressionner par une complication inédite, mais à consolider un duo cohérent : un modèle trois aiguilles/date animé par un calibre automatique maison de la famille GP01800, et un chronographe à roue à colonnes basé sur le GP03300, tous deux logés dans des boîtiers acier étanches à 100 m. On reste dans un classicisme assumé en termes de fréquence et d’autonomie, mais l’important est ailleurs : la marque utilise ses briques mécaniques éprouvées pour offrir un tandem sport–chronographe au sein d’une même identité visuelle, ce qui renforce la lisibilité de la collection pour qui veut une Laureato sportive « de tous les jours » ou son pendant plus instrumenté sans quitter l’esthétique Williams.

La structure tarifaire, avec un écart significatif entre la trois aiguilles et le chronographe, positionne ces Williams Edition face au cœur de marché du sport-chic de haute horlogerie, mais avec une approche moins spéculative. Là où d’autres maisons réservaient les collaborations F1 à des séries ultra limitées immédiatement captées par le secondaire, Girard-Perregaux propose ici des prix qui restent alignés sur ceux de la Laureato standard, tout en ajoutant un storytelling F1 qui parle autant au collectionneur de montres qu’au suiveur de paddock. Pour le passionné, cela change la nature de la proposition : ce ne sont pas des trophées de vitrine, mais des pièces utilisables, à la fois « signature » de la marque et avatars assumés d’un partenariat, qui permettent d’entrer ou de rester dans l’univers Laureato sans devoir chasser un numéro de série.

Enfin, le choix de Williams comme partenaire, dans une phase de reconstruction sportive, en dit long sur ce que Girard-Perregaux veut raconter avec la Laureato : moins la domination que la résilience et le retour au premier plan. La montre reprend des codes d’une écurie qui a écrit une partie de l’histoire de la F1, sans masquer les années plus difficiles, et c’est précisément cette ambivalence qui donne une épaisseur particulière à ces Williams Edition. Pour un lecteur du Remontoir, habitué aux alliances de circonstance entre marques et équipes gagnantes, cette collaboration assume au contraire une trajectoire plus humaine – celle d’une maison de haute horlogerie qui préfère s’arrimer à une légende en reconstruction plutôt qu’à un palmarès flambant neuf, et qui fait de la Laureato l’instrument de ce récit plutôt qu’un simple support de logo.

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