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LeRemontoir

Vietnam : saisie de fausses montres Cartier et Rolex

CartierPublié 2 min de lecture

L’avis du Remontoir

Cette arrestation compte moins pour le volume saisi que pour ce qu’elle révèle : au Vietnam, la contrefaçon ne se limite plus à des copies isolées écoulées à bas prix. Elle emprunte désormais les codes d’un commerce structuré, avec une société identifiée, des stocks constitués et des références capables de tromper un acheteur qui ne regarde pas au-delà du logo. Pour Cartier, dont la valeur repose autant sur l’authenticité du boîtier et du mouvement que sur la signature, c’est précisément le terrain le plus sensible.

Selon les éléments rapportés le 2 octobre 2026, le dirigeant d’une entreprise vietnamienne a été arrêté puis poursuivi pour avoir présumément commercialisé des montres et des bijoux contrefaisant notamment Cartier et Rolex. Les autorités ont également saisi un stock important de pièces sans justificatifs d’origine. Cette absence de traçabilité n’est pas un détail administratif : pour une montre de luxe, elle empêche de relier la pièce à un distributeur agréé, à une facture cohérente ou à une intervention de service identifiable.

L’affaire rappelle ainsi la limite d’un marché où l’apparence suffit encore trop souvent à déclencher l’achat. Une fausse Cartier peut reprendre une forme immédiatement reconnaissable, mais elle ne reproduit pas l’ensemble de la chaîne qui donne sa valeur à une pièce authentique : référence vérifiable, numéro de série cohérent, dossier de garantie, historique d’entretien et capacité de la maison à reconnaître le produit. La saisie vietnamienne porte donc sur des objets, mais le préjudice potentiel concerne surtout la confiance dans la circulation des montres signées Cartier.

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