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LeRemontoir

Gallet revient pour ses 200 ans avec Breitling

BreitlingPublié 3 min de lecture

L’avis du Remontoir

Le vrai sujet du retour de Gallet n’est pas le bicentenaire, mais la façon dont Breitling transforme une marque historique en offre immédiatement exploitable. Gallet ne revient pas avec une simple réédition patrimoniale : ses quatre familles sont assemblées dans les ateliers Breitling, vendues dans son réseau et couvertes par son service après-vente. Pour un passionné, le point décisif est donc moins la nostalgie du nom que la continuité industrielle enfin garantie derrière ce nom.

La gamme est structurée autour de trois lignes contemporaines — Flying Officer, Multichron Pilot et Multichron Sport — auxquelles s’ajoute Gallet Classics. Les formats distinguent clairement les usages : 40 mm pour la Flying Officer, 42 mm pour la Multichron Pilot, 41 mm pour la Multichron Sport et 38 mm pour les trois chronographes commémoratifs. Cette hiérarchie évite à Gallet le piège de la réédition unique : l’archive sert ici de vocabulaire, pas de catalogue figé.

Le bicentenaire trouve sa justification horlogère dans les Gallet Classics. Ces trois chronographes adoptent un remontage manuel et le calibre Breitling B09, mouvement de manufacture dérivé de la famille B01, avec une réserve de marche annoncée de 70 heures. Leur diamètre de 38 mm et leur construction sur bracelet en cuir les éloignent volontairement des instruments plus imposants de la collection courante : ce sont les seules pièces qui revendiquent frontalement l’héritage, au lieu de simplement reprendre ses codes.

Le positionnement confirme que Breitling ne traite pas Gallet comme une sous-marque décorative. En France, la collection s’étend de 2 600 euros pour la Flying Officer automatique sur cuir à 4 100 euros pour son chronographe sur cuir, tandis que les trois Gallet Classics sont affichées à 6 100 euros. Le prix des modèles historiques dépasse donc nettement celui du cœur de gamme, mais il s’appuie sur un mouvement manuel Breitling et sur une exécution dédiée, plutôt que sur le seul supplément facturé pour un logo ressuscité.

La disponibilité dans les boutiques Breitling, en plus du site Gallet, donne à cette relance une portée commerciale très concrète. Les montres bénéficient du même environnement de distribution et de maintenance que la maison qui les fabrique : c’est ce qui distingue ce lancement d’une renaissance de marque limitée à une licence ou à une série produite ponctuellement. Gallet revient ainsi avec une identité propre, mais sans demander au client de prendre le risque industriel d’une maison qui n’existerait encore que sur le papier.

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